Max Stirner - l'Unique et sa Propriété

Ici, on discute des sciences de la nature, mais aussi des sciences humaines et sociales.

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Messagepar TouF » 06 sept. 2007, 21:09

j ai pas encore passer la preface mais j en retire que je suis pas le seul a assumer mon egocentrisme et je trouve assez sain meme de commencer comme ca
ne se baser sur rien assumer ne detre qu un
en fait il m a deculpa
biliser! ;)
Cela a eu le même effet chez moi!... et ça fait du bieeeeeeen 8)
sinon j aime le concpet d association temporelle et revocable
yes, et je me suis rendu compte que je navigais au sein d'une putain de bande de sales égoistes! :roll:
par contre stirner c est pas dit que je le lise aussi acilement que raoul
Oh, ça va c'est plus facile à lire que les dialogues du presidictateur et de la 'smose! ;)
j'ai trouvé ça tres accessible, quelques répétitions, mais pas besoin de notions particulieres pour saisir le sens de ses propos!


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Messagepar TouF » 09 sept. 2007, 16:33

Vu que vous etes parti à 180 sur des notions d’un niveau dont je ne peut me faire que lecteur assidue, après avoir essayer pendant 2 jours de rebondir sur vos propos et n’ayant réussis qu’à m’enfoncer un peu plus dans une mélasse inextricable, il vaut mieux que je parte sur mes propres réflexions… (à drÖne de voir si ça vaut le coup de séparer en 2 sujet... voir +)

Les questions beaucoup plus théoriques que les votres qui m’assaillent à l’heure actuelle et ce depuis des mois se limitent pour l’instant aux notions d « état de nature » et de « contrat social ». Il aura fallu que je découvre ce cher Max pour enfin trouver une base de réflexion.
Je ne suis cependant pas sûr que la lecture version anomie hobbesienne soit la bonne. "S'emparer de", "se faire de force propriétaire", ou "se donner le pouvoir" me semble relever davantage d'un quant à Soi, c'est à dire d'une posture de concrétisation d'un Soi (qui revendique de suspendre la distinction entre l'avoir et l'être).
Pour ma part, j’en suis sûr, mon cher Dupont ! 8)

D’ailleurs à propos de lecture de stirner
Mais toute lecture est une traduction en une langue qui va s'écartant de plus en plus de celle de l'auteur; les œuvres philosophiques les plus solidement pensées, si elles n'ont pas à en craindre d'autre, ne peuvent échapper à cette « réfutation ». L'induction scientifique, impuissante contre le réseau serré des déductions, en ronge chaque maille tour à tour, les points de vue se modifient, les termes reçoivent des définitions nouvelles, et, finalement, l'ossature logique de l'œuvre demeure, mais la chair et le sang en ont changé et elle vit d'une vie toute nouvelle. Tel est le sort habituel de tous les travaux purement dialectiques, et Stirner y est soumis. Si l'œuvre du moraliste reste inattaquable, il faut aujourd'hui, pour juger les conclusions de son livre, faire subir une espèce de remise au point à son principe, l'individu.
je voulais cité ce passage pour souligné que la lecture est une traduction(1). Et si il faut aujourd'hui, pour juger les conclusions de son livre, faire subir une espèce de remise au point à son principe, l'individu , je me rends compte que la traduction libérale en ressort uniquement avec le squelette.
La force seule décide de la propriété
Tandis que le libertaire a une traduction qui reste axée sur l’individu.
Le Moi doit donc entreprendre un long travail de réappropriation de soi et de découverte de son unicité, il doit s'extraire de cette gangue des idées générales et abstraites ou tout concourt à l'enfermer.
Ai-je un parti pris, du fait que je me sente évidement plus libertaire que libéral, en disant que la traduction libertaire est plus juste (proche de l’esprit de l’auteur) ? Je ne le crois pas(2).
En faisant ma propre traduction, pour comprendre les raisons de cette violence je dirais que ce livre est avant tout une insurrection du Moi arrachant sa Propriété à l’emprise des idéologies et sociétés de tout poil. D’ailleurs en faisant une traduction encore plus personnel, je dirais que j'y vois plus un sens "psychanalytique" que "sociologique".(3)
L’association n’y est finalement qu’assez peut exprimée. L’objectif premier de Stirner dans l’Unique et sa Propriété est de libérer le Moi et n’évoque l’association que dans le but de préservation du Moi. A prtir de là, chacun peut laisser libre à court à son imagination pour extrapoler…

Cet Unique prône donc pour moi un retour à « l’homme naturel »... Peut-etre plus proche de Locke ?
Locke décrit ainsi l'état de nature :
« un état dans lequel les hommes se trouvent en tant qu'homme et non pas en tant que membre d'une société. » (Traité du gouvernement civil, §14)
Dans cet état, les hommes sont libres et égaux. En effet, aucun homme n'est soumis par nature à quiconque, car on ne peut être assujetti à la volonté arbitraire d'un autre homme, ni être tenu d'obéir à des lois qu'un autre instituerait pour lui : dans l'état de nature, nul ne détient d'autorité législative.
Mais à ce stade il vaudrait mieux que je révise avant d’oser aller plus loin que l’état de nature en évoquant une idée d’un « état animal » si l’homme est bien un animal doué de raison. (5)


PS1 : ça part vraiment dans tous les sens ! :D



(1)et de même, la traduction est une lecture
(2)en fait wikiberal ne fait que citer la partie qui l’interesse et n’est pas réellement une traduction liberale….
(3)un peu comme « tuer le père »… plus lié à la métaphore, on pourrait aussi utiliser l’image de Hulk ptet ! ;)
(4) j’ai pu remarqué avec effroi, l’unanimité de mes contemporains sur cette vision d’état de guerre permanente de chacun contre chacun en l’absence d’autorité et surtout l’impossibilité d’avoir ou même ne serait-ce d’évoquer une vision plus proche de celle de Locke ou de Rousseau.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_de_nature
D’où l’ impossibilité de me séparer de mes réactions de « misanthrope punk »
(5) peut-etre proche du « devenir animal » de deleuze ?…
Modifié en dernier par TouF le 09 sept. 2007, 16:42, modifié 2 fois.


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Messagepar TouF » 09 sept. 2007, 16:37

j ai tout lu en ecoutant le marasme 15 sur last fm
ca rermplace l aspirine
vive les medecines douces! :)
il est sympa pierce :?: il viendrait a la prochaine chicken

nan parce que t as l air de bien l aimer chef :arf: :arf:
:roll: :D
jbon m en vait vaguement developper mon avis parallele dans bla bla parce que va trop hors sujet sinon
bon c'est vrai que le sujet devient de plus en plus confus!.... :? :twisted:


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Messagepar TouF » 02 avr. 2008, 10:48

Je sors de mon marasme communicationnel pour vous faire partager un article de W. Curtis Swabey sur "L'Éthique Stirnérienne" paru le 15 avril 1931 dans l"'En Dehors" resumant tres bien la difference entre l'égoisme de Stirner et l'individualisme proche du "(ultra-?)liberalisme" (si j'ai bien compris les bases)... ce qui m'inquiétait sur ma santé mentale (et psychique)...
L'Éthique Stirnérienne


Tous ceux qui ont été assez heureux pour l'ire l'« Unique et sa Propriété » de Max Stirner éprouvent le profond désir de faire connaître sa doctrine aux autres, particulièrement aux ouvriers. C'est dans ce but que j'ai entrepris de donner, en quelques lignes, un aperçu de cette doctrine. il ne semble pas que son livre ait été bien compris par plusieurs de ceux qui ont essayé d'en rendre compte.

Ce qu'en dit Eltzbacher dans son livre « l'Anarchisme » n'est pas très exact ; il faut dire d'ailleurs que Stirner ne s'est pas spécialement préocuppé d'être clair et qu'il s'est servi d'un jargon philosophique particulier. On confond trop souvent la philosophie égoïste — ou pour mieux dire nihiliste — de Stirner, avec la philosophie individualiste d'un Emerson par exemple.

Stirner a proclamé, et ceci semble le point fondamental de sa théorie, la doctrine de la propriété du moi. Ce fut une conception hardie qui aidera un jour à effectuer une grande révolution en philosophie. La voici en essence : « Vous êtes vos maîtres, travaillez pour votre intérêt. Ne respectez aucun idéal, ne rendez pas vos actions conformes à tel ou tel étalon moral. Méprisez la coutume, le devoir, la moralité, la justice , la loi. Je suis Dieu, et roi, et loi. — Ne tenez pour sacrés que vos appétits et vos désirs ». C'est ce qu'il entendait par cette expression nihiliste : « Toutes choses ne me sont rien », « Vous n'êtes pas liés si vous refusez de vous croire liés ; vous êtes à vous-mêmes le Trés-Haut. ne respectez aucun tu devras, soyez votre propre Dieu. N'obéissez à aucun pacte ». Bref « Rien ne m'est plus cher que moi-même ! »

Or, entre les philosophies nihiliste et individualiste, il existe une distinction plutôt subtile qu'il est nécessaire de faire clairement ressortir. La philosophie individualiste dit : « Soyez un individu fort ! Elevez-vous au dessus du commun ! Développez votre personnalité ! » La philosophie égoïste ou nihiliste dit : « Tu n'as aucun devoir à remplir. Si tu désires être un homme fort, un homme influent, un individu réellement au-dessus, autant que faire se peut, de l'influence du troupeau, en ce cas, sois fort ! Non comme devoir, mais comme privilège ». La première théorie commande : « Tu dois être un surhomme ». La seconde dit : « Sois ce que tu désires être ».

L'égoïste stirnérien — l'homme qui n'accepte pas de morale - ne se limite pas en fait de sympathie. Il suit les impulsions de son coeur. Il nie les droits, les titres de propriété ; il ne nourrit aucun respect pour l'État, même si c'était la Démocratie la plus libre qu'il soit possible d'imaginer. Il n'admet pas de vue éthique supérieure à ses propres désirs. Mais il n'y a rien chez Stirner qui soit contraire au sentiment de solidarité, à la sympathie, à l'amour fraternel. Stirner proclame la libération de tout ce qui peut enchaîner l'individu ; il est le prophète de l'égoïsme déchaîné. Il fait litière des rebuts éthiques du passé, il montre le dernier idéal d'une race idolâtre, la morale, et s'écrie : « Voyez ! c'est une imposture ». Il se tourne vers l'Ego, vers tous les Egos de l'Univers et s'écrie : « Chacun de vous est pour lui-même le vrai Dieu, faites comme il vous plaît ».

Entre l'éthique de Kropotkine et celle de Stirner il n'y a pas de différence essentielle ; ce que le premier exprime dans un langage simplement scientifique, Stirner l'expose dans des termes métaphysiques exacts, mais un peu confus. Lorsque Kropotkine montre que, dans chaque individu, il existe une passion pour le bien de larace, il donne un fort appui à la thèse de Stirner. Nous hésitions à proclamer que la moraleest une illusion et le devoir une imposture jusqu'à ce que Kropotkine nous eût assuré que le sentiment de solidarité est inhérent à la nature de l'homme. Ceci défini, nous pouvons jeter la moralité au fumier sans danger pour l'espèce.

Selon la conception de Stirner, le bien est ce qui lui plaît, le mal ce qu'il déteste. Ce qui blesse votre sympathie est le mal pour vous, de sorte que, tout en niant absolument une valeur quelconque à une morale imposée de l'extérieur, nous trouvons impossible de nier l'existence du bien et du mal.

Mais c'est moi, l'Ego, qui en serai la pierre de touche. Un tyran, un meurtre brutal commis par ce monstre souillé de sang qu'est la loi, un acte cruel, voilà qui porte atteinte à mon sentiment de solidarité, voilà le mal.

Nous ajouterons donc à notre cri de guerre un nouveau cri.

Jusqu'ici nous avons applaudi la mort de l'ennemi tout puissant, Dieu ; à la chute de la loi, à la destruction des droits de propriété, nous pouvons ajouter : « A bas la moralité ».

W. Curtis Swabey
L'En-Dehors n°204-205, 15 avril 1931.
Texte trouvé dans le Grenier des Insoumis: http://pagesperso-orange.fr/Tresors.Oublies/
ya des trucs qui ont l'air interessant


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Re: Max Stirner - l'Unique et sa Propriété

Messagepar pH » 25 janv. 2014, 00:31

Je suis propriétaire de ma puissance et je le suis quand je me connais comme
unique.
Dans l'unique le propriétaire lui-même retourne en son néant créateur duquel
il est né.
Tout être au-dessus de moi, que ce soit dieu, que ce soit l'homme, affaiblit
le sentiment de mon individualité et commence seulement à pâlir quand le
soleil de cette conscience se lève en moi, l'unique, elle repose alors sur
son créateur périssable qui s'absorbe lui-même et je puis dire :
Je n'ai mis ma cause en rien.
max Stirner
http://www.mediafire.com/listen/oyommyz ... 940113.mp3

(c'est une redif repérée sur Fr Culture la nuit : pas écouté en entier du tout ronpshht mais ça commençait bien)

autre écoute récente la nuit à l'occasion de la réédition de l'unique et sa propriété :

http://www.mediafire.com/listen/b6g8o84 ... 120922.mp3




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