mercredi 20 septembre 2017
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Décès de Daniel Cohn-Bendit : le monde de l’économie libérale en deuil

Ancien soixante-huitard, il incarnait l’abandon des errements révolutionnaires au profit d’une position pragmatique enfin raisonnable et compatible avec un mode de vie bourgeois, des idées saines, une famille nombreuse, la possession de fonds de pension et un Hummer dans son garage. Il est mort dans sa résidence à l’âge de 65 ans, des suites d’une indigestion de produits surgelés et de vins de la communauté européenne.

Daniel Cohn-Bendit avait rencontré le succès grâce à sa chanson « Nous sommes tous des juifs allemands » qui l’avait placé en tête du hit parade de Salut les Copains durant le mois de mai 1968. C’est aussi à cette date que, parcourant par hasard le Quartier Latin à la recherche d’un Que Sais-je sur Adam Smith, et voyant que ses lacets sont dénoués, il se penche vers ses chaussures et découvre alors un pavé qui trainait sur la chaussée. Ayant ramassé le pavé avec la ferme intention d’écrire une lettre de protestation aux services de la voirie parisienne, il ne remarque pas qu’il était en plein sur le passage d’une manifestation gauchiste couverte par des journalistes et des photographes de presse, et se retrouve en première page de tous les quotidiens le lendemain qui le décrivent comme un révolutionnaire lanceur de pavé.

Il aura à cœur, durant les décennies qui suivront, de faire oublier cet épisode néfaste de sa carrière politique, ne cessant de donner des gages de respectabilité d’abord social-démocrate, puis libérale, en participant régulièrement aux universités d’été du Medef, ou en se déclarant en accord avec Valéry Giscard d’Estaing. Devenu chantre de l’économie libérale décomplexée, député étiqueté « droite conservatrice » au Parlement Européen, il prônera alors une révolution du mode de scrutin lors du référendum européen : interpréter tous les « Non » comme des « Oui », afin de donner corps aux institutions européennes menacées par un trop grand laxisme démocratique.

Il fut directeur de rayon d’un grand magasin de bricolage idéologique et de peinture où il s’occupait du rayon vert. Il fut également responsable de la filière « Bio » du Medef, avant de prendre la tête du parti politique Europe Economie et de multiplier les déclarations en faveur de l’économie verte. Il était également possesseur de nombreux Crédits Carbone qu’il négociait en bourse pour Bouygues et Toyota, prouvant ainsi que si les billets de un dollar sont verts, ce n’est pas seulement pour des raisons esthétiques.

Hier, avec des amis du Modem et de l’UMP, il donnait une soirée privée dans sa villa pour fêter sa nouvelle Rolex et son quatrième Hummer, repeint en vert par Philippe Stark. C’est un plat surgelé mal cuit dans son micro-onde et une bouteille de vin de la communauté européenne qui seraient à l’origine d’une indigestion. Transporté à la clinique privée la plus proche de son domicile, il est mort dans d’atroces souffrances gastriques.

Le Parti Libéral de Drönésie Orientale exprime ses sincères condoléances aux membres de sa famille ainsi qu’à l’ensemble de ses amis d’Europe Économie, du Medef et de l’UMP.

Commentaires

Une Réponse à “Décès de Daniel Cohn-Bendit : le monde de l’économie libérale en deuil”

  1. C’est pas celui-là qui a sauvé l’agriculture biologique d’une disparition que l’on croyait inéluctable, en imposant que les produits bio soient des ÖGM capables de supporter les derniers pesticides de chez Mon-Sang-Tousse, et assez agressifs pour contaminer l’agriculture traditionnelle à l’ancienne (non-bio, donc, !!!couvercle de cuivre°!!!) ? Ou je confond avec un autre ?

    (° traduction d’un vieux juron alsacien)

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