mercredi 22 novembre 2017
Site officiel de la Présidictature de Drönésie orientale. Vous pénétrez sur un territoire étroitement surveillé : tout abus sera sévèrement puni.

Polémique à propos de culture et de musiques actuelles dans Lyon Capitale

Suite à une interview de mézigue, l’article suivant est paru le 20 juillet 2007 dans Lyon Capitale :

COUP DE GUEULE : “NOTRE VILLE A LA VOLONTÉ D’ÉTOUFFER UNE CERTAINE CULTURE” (2007-07-20)

Interview énervée d’un acteur underground des musiques électroniques

Dröne est performeur en musique électronique. Et présidictateur de la Drönésie orientale. Sur son site http://drone-zone.org, il tourne en dérision la dictature culturelle. Sur drone-zone.org/lyon2013, il détourne le site officiel de la candidature de Lyon comme capitale européenne de la culture et la rebaptise : capitale de l’ennui. Entretien.

Vous n’êtes pas convaincu que les festivals aident à la diffusion de la musique ?
Dröne : Peut-être pour les artistes déjà installés. Mais par contre ils ont un effet asséchant sur les musiques émergeantes. Une masse de crédits importante est mobilisée sur une courte période alors qu’il faudrait la répartir tout au long de l’année. Par exemple, il faudrait des lieux qui permettent chaque week-end à des artistes de venir s’exprimer.

Que reprochez-vous à la politique culturelle ?
Tout d’abord l’obsession de la professionnalisation. Ceux qui ont accès aux financements sont ceux qui savent gérer les dossiers et qui ont un pied dans les structures locales. Il faut des dossiers de plusieurs dizaines de pages pour espérer choper des subventions. Cela laisse de côté l’expression populaire, tout ce qui sort de la rue. Ceux qui ne savent pas se débrouiller dans le maquis administratif de la culture sont laissés de côté.

Les artistes ne peuvent-ils pas se débrouiller sans argent public ?
Bien sûr que si. C’est le cas notamment des free partys. Mais ils subissent d’énormes pressions, notamment policières. Entre pressions et répressions, ils sont poussés à s’organiser sans rien demander à personne, donc dans l’illégalité.

Quel genre de pressions ?
La politique lyonnaise conduit à évacuer tout un pan de la scène revendicative, notamment la scène techno. Les scènes engagées : free parties, rock, punk, rap ont de plus en plus de mal à survivre. Je crois que Lyon a la volonté d’étouffer une certaine culture en fermant ses lieux d’expression : le Monde à l’Envers, le Melting Pot, sous prétexte de nuisances sonores. Le Monde à l’Envers a fermé et a été remplacé par une boîte de nuit, ce n’était donc pas un problème de nuisances sonores. Cette culture a vu ses lieux de diffusion disparaître en quelques années et ses acteurs quitter la ville pour aller jouer ailleurs.

Qu’est-ce que la ville devrait faire d’après vous ?
Ne pas penser que la culture ça doit se gérer. Laisser les gens faire les choses et les accompagner. S’engager aux côtés des salles qui ont les plus grandes difficultés à survivre. Notamment celles qui font de la musique amplifiée. Ce n’est pas typique de Lyon, il y a le même phénomène à Marseille, Lille et Paris.

Y’a-til des difficultés particulières à Lyon ?
Oui. Il manque une scène de jauge normale, entre le petit bar et la salle immense style Transbordeur. Une salle de 200 à 500 places.

Auteur : Pierre Gandonnière


La réponse de M. Jean-Pierre Bouchard, chargé de mission aux musiques actuelles, a été la suivante (ma réponse est rédigée plus bas) :

PAS TOUJOURS LES MEMES QUI GUEULENT ! (2007-07-28)

Jean-Pierre Bouchard, chargé de mission aux musiques actuelles à la Mairie de Lyon, répond à DJ Drône qui, dans nos colonnes la semaine dernière, dénonçait la politique culturelle de la Ville.

Habitué au mode d’expression hyperbolique des Dronésiens Orientaux, j’ai eu régulièrement l’occasion d’apprécier la vivacité critique de cette musicale province.
Cependant, le dernier « coup de gueule » publié dans vos colonnes a, je suppose, été fait juste derrière une gueule de bois, ou quelque chose du genre. En effet :
On peut lire que l’accès aux subventions est impossible, à cause des dizaines de pages de dossiers à remplir (4 clicks + 1 dossier de 11 pages en ligne sur culture.lyon.fr), et, quasiment dans la même envolée, que la culture ne devrait être ni subventionnée ni gérée. Ces contradictions, et surtout cette confiance placée dans le libéralisme débridé ne saurait d’après moi – et bien d’autres – que favoriser les mieux établis et les circuits à but purement commercial.

Et puis, Dronésien, va donc, toi qui porte la Vérité, expliquer aux directeurs de salles, programmateurs, équipes festivalières, labels régionaux, qu’ils se porteront mieux sans argent public et, en même temps, que l’appel à l’argent public n’a pas à être justifié…mais surtout s’il te plaît, invite-moi à la réunion, je n’ai pas tous les jours l’occasion de bien rigoler : Tous regrettent certainement les années où la Ville accompagnait les musiques actuelles avec 20 000 Frs par an (nouveaux Frs, quand même)
Et pendant que tu y es, cite-nous donc une salle que la Ville n’aide pas ou ne met pas à disposition de projets. Une seule.
On lit aussi que la scène techno est défavorisée ; la première « free municipale » s’est pourtant bel et bien tenue à Lyon, accompagnée, à la demande des organisateurs, par la mission musique de la Ville, dont l’avis favorable a été suivi par une Préfecture ouverte et pragmatique. Passons pudiquement sur l’accompagnement financier, assumé bien volontiers par la Ville, pour la sécurité, les secouristes, l’hygiène, la communication …

Mais c’est certainement une machiavélique stratégie d’étouffement que de mettre des moyens financiers, logistiques et administratifs à disposition d’une pratique musicale « engagée » comme on dit en Dronésie.

Même perverse stratégie politique d’étouffement des formes musicales émergeantes –comme on dit de la Dronésie à la Draquésie-, quand le Maire décide d’aider Ground Zero, SK Records, Jarring FX ou De l’Autre Côté du Pont ! Ces hommes politiques sont diaboliques, et ces associatifs sont sans aucun doute des experts (certainement corrompus) des circuits administratifs et du lobbying !
Et faut-il rappeler que le Monde-à-L’envers a fermé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les nuisances sonores, que le Bistroy est le café-concert le mieux aidé en France, que le Hip Hop a son superbe festival, et que, au fil des ans, Nuits Sonores valorise la plupart des acteurs des musiques électroniques locaux ? Facile de refaire l’histoire avec des infos-intox !
Facile de reprocher à certains d’avoir «un pied dans les structures locales» quand on n’en a pas fait la moindre tentative –choix respectable en soi-, mais qu’il faudrait voir à assumer !
Va, mon ami Dronésien Oriental, dérisionne bien. C’est moins fatigant comme ça.

Auteur : La Rédaction


Et voici donc maintenant ma réponse, que je ne publie qu’ici et sur le blog de Lyon Capitale à la suite du texte de Jean-Pierre Bouchard, après l’avoir envoyée à la rédaction de Lyon Capitale afin qu’elle la lui transmette. En ce qui me concerne, cela terminera la polémique, j’ai quand même d’autres chats à fouetter :

Bonjour,

De retour de vacances, j’ai pu lire dans Lyon Capitale votre réponse à mon interview publiée dans le numéro 626 (à propos de la politique culturelle de la ville de Lyon).

Dans la mesure où, votre texte mêle, dans une rhétorique violemment agressive dans sa forme, le procès d’intention au détournement de propos et à la méconnaissance visible des dossiers, je souhaite réagir. J’espérais ouvrir un débat constructif sur un thème que je pense connaître assez bien pour l’avoir pratiqué, en tant qu’acteur (musicien amateur et organisateur depuis plus de 20 ans), et dans une moindre mesure pour y réfléchir régulièrement de manière professionnelle en tant qu’universitaire travaillant sur un champ proche. Mais visiblement, montant sur vos ergots, vous préférez l’invective, ce qui vous permet – effet rhétorique classique – de ne jamais répondre sur le fond. C’est pourquoi je ne suis pas sur de l’intérêt qu’il y a à vous répondre publiquement, n’espérant pas grand chose d’un débat avec quelqu’un qui respecte aussi peu ses interlocuteurs.

Tout d’abord, sachez que, contrairement à ce que laisse entendre le titre de votre chronique (« Pas tous les jours les mêmes qui gueulent »), c’est la première fois que je m’exprime dans Lyon Capitale. Je n’ai jamais sollicité cette interview, et Pierre Gandonnière, qui a recueilli mes propos, pourra témoigner du fait que j’ai d’abord refusé avant d’accepter, pensant qu’il serait finalement intéressant de susciter un débat : je ne suis pas de ceux qui courent après une tribune dans la presse. Ensuite, à part mon site « Lyon, Capitale de l’ennui » (http://drone-zone.org/lyon2013/lyon2013/) qui n’est qu’une caricature destinée à brocarder ce que pas mal de gens sérieux s’accordent à trouver grotesque (la candidature de Lyon comme « capitale européenne de la culture »…), il faut remonter à l’année 2003 pour trouver un article de ma main concernant la politique culturelle de Lyon et les musiques « actuelles ». Cet article, a été publié uniquement sur mon site web à cette adresse : http://www.drone-zone.org/drone/des-nuits-silencieuses-au-festival-des-nuits-sonores.html

Si je résume, cela fait donc 3 interventions de ma part dans le débat public en 5 ans, dont 2 seulement exprimées en termes sérieux et une seule dans un média à grande audience. Cela fait peu, il me semble, pour quelqu’un décrit comme passant son temps à « gueuler »…

Ensuite, sachez que le texte publié par Lyon Capitale est tiré d’une discussion à bâtons rompus avec Pierre Gandonnière qui a duré environ une heures, dont seulement 10 ou 15 minutes ont été enregistrées, et qui a été publiée sans que je la relise. Ni son titre, ni ses formulations ne sont donc de ma main, et son contenu doit donc tout autant à mes propos qu’à la sélection qui en a été faite : travail journalistique classique d’interview. Vous ne pouviez pas ne pas le savoir, mais vous avez préféré ignorer ce fait afin de prendre la posture du « cultureux » outragé par le gueulard de service : rhétorique, quand tu nous tiens…

Cependant, si vous aviez fait ne serait-ce que l’effort minimal que n’importe quel journaliste digne de ce nom est supposé faire, à savoir vous renseigner avant d’écrire, vous auriez pu lire sous ma plume des textes nettement plus développés et exprimant donc de manière plus argumentée et nuancée ma perception des politiques culturelles liées aux musiques actuelles. Par exemple dans les Inrockuptibles (voir le dossier publié en février 2006 sur les musiques actuelles réalisé par L’Irma et Fedurock dans le cadre du Forum des musiques actuelles. En voici la copie sur mon site :
http://www.drone-zone.org/drone/fevrier-2006-article-publie-les-inrockuptibles.html).

Vous auriez également pu lire l’article sur Lyon et les Nuits Sonores cité plus haut, qui est amplement documenté et qui avance des faits et cite ses sources, ou encore cet article, plus argumenté encore : http://www.drone-zone.org/drone/convergences-analyse-en-faveur-du-small-is-beautiful-dans-le-domaine-de-la-cul.html.

Mais, en petit polémiste dévoué à l’institution qui le rémunère, vous avez préféré ne lire dans mon interview qu’« ironie » et adopter une position de mépris évitant ainsi de répondre aux questions de fond que je pose : rhétorique encore… mais débat ? Non, certes non. Pourtant, en tant qu’employé de mairie responsable d’un secteur culturel, votre rôle n’est pas d’insulter ceux qui vous demandent légitimement des compte, mais de participer à la vie démocratique en usant d’arguments.

Tout cela disqualifie déjà largement votre réponse. Mais il y a pire : il y a des détournements de propos, ainsi que des procès d’intention. Ainsi, vous prétendez lire sous ma plume « que l’accès aux subventions est impossible, à cause des dizaines de pages de dossiers à remplir (4 clicks + 1 dossier de 11 pages en ligne sur culture.lyon.fr), et, quasiment dans la même envolée, que la culture ne devrait être ni subventionnée ni gérée. ». Ici, vous faites preuve d’une singulière incapacité à extraire le sens d’une phrase à partir d’un texte, ce dont je m’étonne de la part de quelqu’un qui est supposé se mettre au service de la culture. Je n’ai en effet jamais dit nulle part (et vous n’avez pas pu le lire dans l’article publié, car cela n’y figure pas) que l’accès aux subvention serait « impossible » à cause des dossiers à remplir. En revanche, l’article me cite ainsi : « Ceux qui accèdent aux financements sont ceux qui savent gérer les dossiers et qui ont un pied dans les structures locales. Il faut des dossiers de plusieurs dizaines de pages pour espérer choper des subventions. Cela laisse de côté l’expression populaire, tout ce qui sort de la rue. Ceux qui ne savent pas se débrouiller dans le maquis administratif de la culture sont laissés de côté ». Or, de cela, je peux témoigner l’ayant vécu plusieurs fois. Car, contrairement à ce que vous affirmez, j’ai déjà eu affaire aux service de la mairie de Lyon dans le cadre d’une demande de subvention qui n’a pas abouti. Et si pour mon projet solo « drÖne » je n’ai pas eu envie de demander de subvention (ni à Lyon, ni ailleurs), il m’arrive de temps en temps de participer à des projets collectifs subventionnés (par exemple une soirée electro/VJ aux Friches de la Belle de mai à Marseille en 2006). A chaque fois, et ce n’est pas propre à Lyon, il y a une demande de dossier de justification qui – je suis au regret de devoir vous apprendre ce que tout acteur des musiques actuelles cherchant des subventions sait depuis belle lurette -, demande un certain effort de rédaction. Récemment encore, j’ai pu jouer dans une Scène de musiques actuelles structurante (la SMAS d’Alençon) et nous avons du rédiger quelques pages de justification de notre projet, prendre une série de contacts, nous déplacer, etc. Rien qui ne soit inaccessible à quelqu’un maîtrisant l’écrit et sachant enrober sa pratique musicale de l’habituel verbiage « culturel » que les étudiants des beaux-arts apprennent dès la première année, depuis les années 80 qui ont vu la surenchère des discours de justification dépasser en ampleur les nécessités et les enjeux de la réalisation plastique elle-même. Les collectivités locales ont, elles-aussi, pris ce train discursif en marche, tant il s’adapte bien à la pratique bureaucratique. Le nier est absurde ou relève d’une totale méconnaissance des pratiques, et votre argument des 4 clicks est lui même risible : vous-même nous parlez de 11 pages à lire ! Imaginez alors combien il faudra en écrire, dans l’ensemble du processus, avant d’obtenir une subvention votée par le conseil municipal… L’ayant directement pratiqué, je ne m’en plains pas car, universitaire de profession, la recherche et la gestion de budgets publics constitue mon quotidien depuis de nombreuses années. Mais il se trouve qu’ayant une certaine conception de l’intérêt général et des réalités sociales de notre pays, je pense aussi à ceux qui n’ont pas la chance que j’ai eue d’avoir accès à des études supérieures et à une certaine maîtrise de l’écrit administratif. Plusieurs collectifs (dont un lyonnais, il y a quelques années) m’ont ainsi mis à contribution pour la rédaction de ces documents, et c’est pourquoi je sais que ce que je dis est vrai. Reste à m’expliquer ce que vous avez à gagner à dire le contraire à ce sujet.

Dans la même phrase, n’hésitant pas à m’attribuer des propos que vous inventez vous-même, vous prétendez que j’aurais dit que : « la culture ne devrait être ni subventionnée ni gérée ». Mensonge ! Vous ne trouverez nulle part cette phrase dans mon texte et je m’étonne que Lyon Capitale ait pu laisser passer un tel détournement de propos sans vous le signaler ! Comment peut-on être d’aussi mauvaise foi quand on s’exprime publiquement au nom d’une institution publique ? À la question « Qu’est-ce que la ville devrait faire d’après vous ? », J’ai très précisément répondu ceci : « Ne pas penser que la culture ça doit se gérer. Laisser les gens faire les choses et les accompagner. S’engager aux côtés des salles qui ont les plus grandes difficultés à survivre. Notamment celles qui font de la musique amplifiée. Ce n’est pas typique de Lyon, il y a le même phénomène à Marseille, Lille et Paris ». Si vous n’êtes pas capable de comprendre les nuances d’un propos, je vous invite instamment à changer de métier : la culture ne peut se contenter de piètres lecteurs, et encore moins de maigres penseurs.

Enfin, on touche le grotesque le plus absolu un peu plus loin, quand, pris d’un subit élan révolutionnaire dont on aimerait bien voir la traduction dans vos actions au service culturel de la mairie de Lyon, vous m’accusez de « faire confiance au libéralisme débridé ». Là, je pense que ceux qui connaissent et suivent mes actions ou connaissent mes propos habituels, ont du se retenir pour ne pas se rouler par terre, tordus de douleur par un rire hystérique… Visiblement, le procès d’intention est une autre de ces formule de la rhétorique du vide que vous semblez tant apprécier et qui vous tient lieu d’argumentaire.

Dernier détail, vous prétendez que la fermeture du Monde à L’Envers n’aurait rien à voir avec les nuisance sonores. Mais je n’ai pas le souvenir de vous avoir vu (et encore moins entendu) le 27 mars 2003 lors de la table ronde organisée par le Monde à l’Envers et le Bistroy (avec les tenanciers de clubs de la Croix-Rousse) pour interpeller la Mairie et la Préfecture suite aux fermetures administratives dont ces établissements étaient victimes : et pour cause, la mairie et la préfecture avaient refusé de participer à cette demande de médiation. Ayant joué au Monde à l’Envers en 2003, j’avais été invité parmi d’autres acteurs des musiques actuelles lyonnaises à cette table ronde, et c’est là que le directeur du Monde à l’Envers avait clairement dit deux choses : d’une part le prétexte évoqué officiellement pour justifier la fermeture de son club était lié aux nuisances sonores (ce qu’il niait, ayant réalisé de forts investissements peu avant pour insonoriser son club, tout comme le Melting Pop, fermé quelques mois avant pour les mêmes « raisons »). D’autre part, lors des descentes de police effectuées par la Préfecture, on lui avait fait clairement comprendre que tant qu’il passerait de la musique electro il aurait des problèmes. Peut-être étiez vous présent lors de cette table ronde, mais alors c’était à titre personnel, et certainement pas au nom de la mairie. Mais si, comme je le crois vous n’y étiez pas, vous avez sans doute eu droit à la « version officielle » expurgée de tout ce qui pouvait gêner dans un contexte où la mairie se donnait le beau rôle de mairie « branchée » en misant sur l’electro insipide des acteurs du marché plutôt qu’en favorisant l’electro « à discours », celle qui dénonce, critique, ou qui, comme le rock en son temps, a encore une position critique sur le monde et ne se contente pas d’arroser le marché à grands coup de sons vides de sens.

Je passerai sur le reste de votre « argumentaire » qui ne relève pas du débat critique, mais semble tout droit extrait de ces forums de discussions où tant de gens prétendent discuter sans faire l’effort de se lire. J’attendais autre chose d’un « chargé de mission aux musiques actuelles » de la mairie de Lyon… si ce n’est une parole engagée, du moins une écoute sincère aurait été la bienvenue.

Bien cordialement.

drÖne

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