Archive pour la catégorie ‘S’ennuyer au quotidien’

Gif-Sur-Yvette élue Capitale européenne de l’ennui en 2013

jeudi 18 septembre 2008

Nous venons d’apprendre que la Ville de Gif-Sur-Yvette sera la ville française Capitale Européenne de l’ennui en 2013.

La Ville de Lyon tient à féliciter M. Jean-Claude Bouzin, l’équipe Gif-Sur-Yvette 2013 et l’ensemble des habitants de la Ville de Gif-Sur-Yvette pour cette victoire. Nous leur souhaitons de réussir à faire de cette année 2013, une année ordinaire sous le signe de l’ennui, de la démagogie et de la culture du marché libre et non faussé qui puisse rayonner bien au-delà des frontières de nos quartiers.

La Ville de Lyon salue également l’ensemble des villes en compétition, qui ont toutes proposé des dossiers extrêmement ennuyeux. Nous avons particulièrement apprécié l’esprit roboratif dans lequel s’est englué cette finale.

Enfin, Gérard Goullomb, Sénateur-Maire de Lyon tient à remercier chaleureusement l’ensemble des ressources humaines du milieu économique et technocratique qui se sont mobilisées à ses côtés pour proposer un marketing particulièrement onéreux et ennuyeux.

Durant des mois, la préparation du dossier de candidature a servi de laboratoire à ennui. Et ces rencontres disciplinées, ces projets prétentieux, la pesanteur bureaucratique enclenchée demeurent une force de proposition pour mieux éliminer tout espoir d’une nouvelle urbanité pour les Lyonnais, aujourd’hui…

Nous continueront notre action jusqu’à la création d’un maillage territorial exhaustif, afin qu’un marché libre et non faussé de la culture émerge à Lyon et que des procédures de certification ISO 9001 s’appliquent à chaque citoyen : la sécurité de tous est l’avenir de chaque lieu culturel, et la culture de la fermeture des lieux musicaux à partir de 21h30 et de la défense d’afficher autre chose que des avis d’expulsion sera développée jusqu’à ce que plus personne ne bouge de devant son téléviseur. Ainsi, demain sera pareil à aujourd’hui dans le respect d’hier, et la tradition sécuritaire éradiquera de notre ville ses dernières scories critiques. Il est temps que chacun consomme et arrête de prendre ses utopies pour des possibilités.

« Le monde est tel qu’il est, et nous ne le changerons pas », disait Valéry Giscard D’Estaing un soir de biture à Raymond Barre. De même, le Général De Gaulle a exprimé avec force sa croyance en la race bovine comme modèle de développement intellectuel pour notre pays. C’est cet horizon philosophique exigeant que nous fixons aujourd’hui à notre engagement politique, le petit doigt sur la couture de notre pantalon, et c’est pourquoi, lyonnaises, lyonnais, je vous remercie et vous offrirai dès demain une ville moderne placée sous le contrôle de plus de caméras, une démocratisation des puces RFID, et une police de proximité tellement proche qu’enfin vous n’aurez plus peur en sortant le soir.

Vive Lyon, vive l’ennui, vive la culture de la sécurité !

DÉFENSE D’AFFICHER ?!

mercredi 28 mai 2008

Nous ne sommes plus les seuls à afficher notre ennui lyonnais ! Le site http://affichagelibre.lyon.free.fr/ dénonce lui aussi la contradiction entre la candidature de Lyon au titre de capitale européenne de la culture et la réalité du terrain culturel local.

DÉFENSE D’AFFICHER ?!

La mairie de Lyon s’attaque une fois de plus à l’affichage libre, notamment à la Croix Rousse. Une grande campagne d’hygiènisation est mise en place, ainsi qu’une brigade « environnement et propreté ». Les enquêtes se succèdent, les amendes pleuvent (y compris, fait quasi-inédit en France, pour des affiches simplement posées au scotch) sur des associations fondées essentiellement sur le bénévolat et des rapports non-marchands.

Tandis que la Ville se vante du « potentiel créatif » lyonnais pour décrocher le titre de « Capitale Européenne de la Culture 2013 », elle s’attache à détruire méthodiquement toute la culture associative, militante et artistique.

Précisons que cette campagne ne fera pas disparaître l’affichage en général, puisque les grosses structures intègrent désormais ces amendes dans leur budget. Nos élus le savent : le zèle des « brigades vertes » n’empêchera pas nos murs d’être recouverts d’affiches pour Johnny Hallyday ou pour des marques de parfum. Cette acharnement vise donc UN type d’affichage, spontané, informel et mène une guerre sans répit aux pratiques qu’il promeut, des pratiques fondées sur l’échange, la culture et la solidarité plutôt que sur le fric et le consumérisme individualiste.

Qu’on cesse de nous parler de la poignée de panneaux municipaux, cyniquement nommés « affichage libre », monopolisés par les grandes boîtes de production d’évènementiel.

Qu’on cesse de taxer nos affiches de pollution visuelle alors que nos élus municipaux offrent sur un plateau l’espace public lyonnais à JC Decaux.

Qu’on cesse, au nom d’une pseudo écologie urbaine, de nous accuser de « salir » la ville alors que le mobilier urbain est tout dédié à la promotion de la bagnole et à l’apologie de la surconsommation.

Une fois de plus, la mairie de Lyon nous offre une belle leçon sur nos droits fondamentaux conforme à notre époque liberticide.

Il nous semblait pourtant que lorsqu’on n’a pas accès aux grands médias, la liberté d’expression commence avec le droit de pouvoir écrire sur un bout de papier et de le coller sur un mur. Mais apparemment, elle vaut autant qu’une crotte de chien et moins qu’une pub pour un déodorant.

Il nous semble également que la richesse et la diversité de la vie culturelle lyonnaise ne dépendent pas d’un titre pompeux, mais de l’activisme quotidien d’une multitude d’individu-e-s et collectifs aujourd’hui gravement et injustement pénalisés.

Où voulons nous vivre ? Dans une ville artificielle, aseptisée, taillée pour les dépliants touristiques ?

Dans espace public abandonné aux marchands ?

NOUS, collectif d’associations, d’individu-e-s et artistes pour l’affichage libre réclamons l’arrêt immédiat des enquêtes, l’annulation des amendes et, surtout, continuerons d’afficher LIBREMENT.

Pour toute question, récrimination ou soutien à ce collectif, n’hésitez pas à écrire à cette adresse : gerard.collomb@mairie-lyon.fr

Ensemble, arrêtons de penser dans les lieux publics

vendredi 18 avril 2008

La lutte contre la pensée critique est une priorité de santé publique : un penseur régulier sur deux meurt à cause de ce vice et 5 000 personnes sont victimes de pensée passive chaque année en France.

Afin de protéger les penseurs comme les non penseurs, le renforcement de l’interdiction de penser dans les lieux à usage collectif a été initié par le décret du 15 novembre 2006, lequel prévoit sa mise en œuvre en deux temps. Depuis le 1er février 2007, la mesure s’applique dans les entreprises, les administrations, les établissements scolaires, les établissements de santé. A partir du 1er janvier 2008, elle s’applique aux lieux dits « de convivialité » (cafés, hôtels, restaurants, discothèques, casinos).

Arrêtons de penser !

Rétrospective : la tradition de l’ennui culturel lyonnais

vendredi 18 janvier 2008

L’annonce récente de diverses fermetures de lieux culturels lyonnais pour des raisons sécuritaires (harcèlement policier et judiciaire) me remet en mémoire un texte que j’avais écrit en 2003 et qui dénonçait déjà les mêmes problèmes, récurrents semble-t-il dans notre petite bourgade provinciale coincé entre deux ruisseaux et qui tente de se faire passer pour une ville de culture. Mais à l’époque, je n’avais rencontré chez les z’acteurs culculturels lyonnais, aujourd’hui en colère, qu’incompréhension : j’étais « carricatural », paraît-il…

Plus récemment (en 2007), lors d’une polémique, j’avais été interpellé dans Lyon Capitale par l’adjoint à la culture de la sus-dite bourgade qui était fort mécontent qu’on ne reconnaisse pas son génie, pour les mêmes raisons. On peut retrouver la polémique en cliquouillant ici.

Il semble que les derniers événements me donnent raison, ce qui n’est pas forcément réjouissant…

Voyons donc ce qu’il en est, rétrospectivement, à partir d’un simple copié-collé de mon site musical, la dröne-Zone :

Dossier sur les politiques culturelles en matière de musique électronique dans quelques unes des riantes cités de nos voisins français. Le cas du désert culturel lyonnais.

Ici Lyon, dormez en paix braves gens ! La maréchaussée veille sur vos nuits !

Le quartier des pentes (1er arrondissement) n’aura plus rien à craindre des sauvageons de l’alternatif et autres agités du bocal : plusieurs lieux connus pour leurs activités hautement subversives (diffusion de musique électronique) viennent en effet d’écoper d’une fermeture administrative. Silence imposé au Melting Pop, où la plainte d’un voisin mécontent du bruit a suffit à faire fermer définitivement ce bar pourtant fort sympathique. Silence également au Monde à l’Envers, haut lieu de la culture electro lyonnaise où j’ai eu le plaisir de jouer : il a suffit qu’une personne un peu éméchée soit arrêtée par la police sur la voie publique et déclare « je viens du Monde à l’Envers » pour que la rude main du shériff s’abatte sur l’épaule du patron et qu’on lui intime l’ordre de fermer ses portes. Le Bistroy, situé à deux pas du Monde à l’Envers, est également sur la sellette. Le quartier des Pentes vient d’être classé au patrimoine mondial de l’Unesco : il suscite donc, sans doute, de nouveaux appétits dans le secteur de l’immobilier et va plonger dans une nuit de calme et de volupté propice aux investissements d’une clientèle bon chic bon genre, celle de la gauche caviar frileuse et de la droite réactionnaire que la mairie tient à sécuriser. Eh oui, la « sécurité » n’est pas seulement un concept importé des USA par les spin doctors des états majors de nos partis politiques de droite, c’est aussi le cheval de bataille de la gauche bien pensante depuis les lois Mariani rédigées sous le gouvernement socialiste…

La Préfecture du Rhône impose donc un ordre sécuritaire et un silence de mort au 1er arrondissement, sans que cela émeuve outre mesure la mairie socialiste, celle-ci ayant refusé de participer à conférence de presse organisée par les tenanciers des établissements fermés. C’était le 27.03.03, et j’ai eu le plaisir d’y assister : à la volonté de dialogue affirmée (et pratiquée) par les acteurs culturels, la mairie et la préfecture ont répondu par le plus grand mépris, celui qui consiste à dire « non » sans argumenter. Belle conception du rapport à la chose publique… Les patrons de bars ont, depuis, réagit publiquement, mais tout semble bloqué (cf. article de Lyon Capitale). On notera au passage que cette situation est loin d’être une spécificité lyonnaise, puisque de nombreux lieux subissent le même sort en France (à Lille, à Marseille et à Paris). Et c’est encore pire si l’on pense à toutes les raves parties dans l’impossibilité d’obtenir une autorisation préfectorale, aux saisies de matériel de son lors des free-parties, etc. : c’est bien l’ensemble de la culture vivante et alternative de ce pays qui est visée et dont on souhaite la destruction.


Mais au moment même où le silence complice de la mairie accompagne l’action de la préfecture, que voit-on apparaître à Lyon ? Un festival de musique électronique ! Car Lyon se doit d’être une ville branchée, véritable capitale culturelle internationale, haut-lieu de l’engagement du politique dans la vie de la cité ! Quoi de mieux, en réalité, qu’un gros festival de prestige, un « événement culturel », pour faire croire au bon peuple qu’il est au centre des attentions de ses élus ? Il s’agit du très controversé Festival des Nuits Sonores dont l’association qui en est à l’initiative (Arty Farty) a bénéficié d’une coquette subvention de 278 000 € (sources : compte rendu du conseil municipal).


L’analyse de divers comptes-rendus du conseil municipal de la Ville de Lyon fait apparaître à quel point les budgets de la culture sont destinés à un nombre réduit d’associations. On y trouve, étroitement mêlés, des enjeux commerciaux et des enjeux d’image : il faut montrer que Lyon est une capitale culturelle, quitte à inventer une culture locale à laquelle, par ailleurs, on dénie toute possibilité d’existence en fermant tous ses lieux d’expression.

Bien entendu, il se trouve toujours des petits malins pour se mettre sous les robinets à finances. Ces petits malins ont participé, en bons petits soldats sans états d’âmes de la politique culturelle de « prestige » de la ville, à l’organisation du Festival des Nuits Sonores. Au passage, il aura fallu évacuer, lors des discussions préparatoires, pas mal de monde : tous les acteurs culturels, pas assez reconnus, qui n’auraient pas pu donner à ce festival son caractère « prestigieux ». Ensuite, on a distribué les places en fonction de légitimités implicites dans le champ culturel : aux stars internationales on offre la Halle Tony Garnier, mais on demande aux DJ locaux d’aller contacter eux-mêmes des bars… frappés de fermeture administrative (le Monde à l’Envers, par exemple !). Au mieux, on offre à ces derniers des strapontins (aller mixer dans un karting de banlieue…).

A la limite, on pourrait se contenter de constater l’inélégance de l’ensemble de la démarche : après tout, la culture, tout comme l’art, est une affaire d’argent et de communication politique, et seuls les grands naïfs et quelques utopistes prétendent encore que l’on pourrait tout de même penser ces secteurs d’activité sur des bases moins mercantiles et plus démocratiques. Mais d’une part, une dimension « art contemporain » est revendiquée dans le « Parcours associé » du festival. Si la programmation des Nuits Sonores est intéressante en soi, on ne peut que prendre au mot ce principe de l’art contemporain selon lequel la démarche compte autant que le résultat : à la limite, peu importe cette programmation si la démarche qui y mène manque d’exigence. D’autre part, ce qui choque franchement, c’est que la mise en place du festival des Nuits Sonores s’accompagne de discours de légitimation (cf. l’article du coordinateur du festival dans Lyon Capitale) qui prétendent « servir de vitrine à la scène locale émergente« , ou de manière encore plus démagogique, s’inscrire dans une ambition socio-culturelle. On lit ainsi (dans la newsletter n°6 du Festival) que les jeunes de revenu modeste pourraient enfin s’intéresser à la culture, voire s’impliquer personnellement grâce aux Nuits Sonores, ce qui est assez cocasse : comme si un événement ponctuel comptait plus qu’une réelle présence au quotidien des associations ! Voilà bien un des effets de la prime au « gros machin », et d’une logique manageriale et consumériste, qui se pare des atours du discours « social » d’une main, mais qui ferme les derniers bars electro de l’autre. Le pire, c’est que les élus de la mairie et les acteurs du festival des Nuits Sonores vont vraiment finir par croire qu’ils sont des gens biens, cool, ouverts, sympas, tolérants… alors qu’ils font partie et cautionnent un système qui contribue à la marchandisation de la culture et aux replis sécuritaires. Ensuite, le Festival prétend faire la promotion des valeurs des cultures électroniques : on voit mal comment les amateurs de raves, de free-parties, ou d’electronica expérimentale pourraient se reconnaître dans l’affichage tapageur de sponsors aussi encombrants que la FNAC, le Hilton ou Picto… Après enquête, il s’avère d’ailleurs qu’aucun sound system n’a été contacté pour les Nuits Sonores : trop turbulents, ils auraient sans doute nuit à l’image propre sur elle et « arty  » bon chic bon genre de ce festival de salon. Même si l’on peut prendre ses distances avec la scène des free-parties, dont le public et le discours est parfois peu enthousiasmant, certains sound systems ont un réel recul critique par rapport à leur pratique, et les faire participer à la vie culturelle aurait été une meilleure solution que d’accentuer encore un peu plus leur marginalisation. Cette éviction de la scène free montre en tout cas un parti pris incompatible avec la vocation affichée du festival de représenter la culture électronique.

Enfin, comment ne pas être déçu quand on constate ce que présentent les Nuits Sonores dans le cadre de leur « Parcours associé » ? Où sont les idées et les questionnements liés à la culture électronique, dans ces expositions qui s’annoncent consensuelles et formalistes, et qui n’abordent même pas la question des rapports entre pouvoirs et cultures « alternatives » ? Qui ne mettent pas en relation la stigmatisation des raves et des free-parties avec les « problèmes » que posent la migration et le mouvement aux ordres sécuritaires en train de se mettre en place dans une Europe vieillissante et en manque d’utopies : du mouvement des corps cherchant à échapper aux normes comportementales, aux tactiques de déplacements des sound systems face aux stratégies policières, en passant par les offres de « mise en résidence » des artistes de la scène électronique par les décideurs culturels, c’est toute une problématique du rapport à l’ordre et au contrôle des populations qui n’est pas abordée dans les expositions proposées. Comment peut-on, aujourd’hui, parler des cultures électroniques en passant sous silence les relations de ces cultures aux dispositifs de pouvoir ? Pire : la notion même de « culture électronique » n’est même pas questionnée, comme si elle constituait une évidence, naturalisée qu’elle est dans une sorte de fétichisme techniciste.

Avec ce festival et son important financement, Lyon perd donc l’occasion à la fois de questionner les cultures électroniques, mais aussi celle de favoriser leur émergence, leur structuration progressive et leur autonomie. Il aurait été nettement plus intéressant de promouvoir de petits festivals animés à peu de frais par des passionnés, de laisser une place aux amateurs, et de laisser vivre les clubs et les bars qui sont pourtant les lieux d’expression quotidiens des cultures électroniques. Décidément, tout relève de l’injonction paradoxale dans cette politique culturelle : « soyez émergents, mais à nos conditions et pour notre profit » ! Quelle triste vision de la culture…


Nuits Sonores : l’after

Seul journal culturel lyonnais à ne pas célébrer le festival et à ne pas confondre journalisme et marketing politique, le Petit Bulletin (qui n’était pas sponsor de l’événement, contrairement à ses confrères) a exprimé des réserves qui vont tout à fait dans le sens de ce qui est écrit plus haut. Il s’agit du numéro 262 du 28 mai au 4 juin 2003.

Voici tout d’abord un extrait de l’édito (page 1) de Christophe Chabert, son rédacteur en chef :


« […] c’est dans notre bonne ville de Lyon que ça s’agite autour d’un autre festival, celui des Nuits Sonores. un projet face auquel on ne peut qu’avouer notre perplexité. Dubitatifs, on l’est à plus d’un titre. Si la programmation aligne un certain nombre d’artistes déjà largement défendus dans nos colones (Pan Sonic, Jimi Tenor, DMX Krew, Scheider TM, Luke Slater, Roni Size) et la fine fleur des musiciens électroniques locaux, on ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le montage de l’événement, assez symptomatique des moeurs de l’équipe municipale en place quand il s’agit de culture, qui préfère penser à ses propres désirs de postérité politique plutôt qu’aux désirs des spectateurs lyonnais. D’ailleurs, ne cherche-t-elle pas à implanter un festival de cinéma dans la Capitale des gaules depuis 2 ans, sans véritablement se poser la question de savoir si les Lyonnais ont envie d’une énième vitrine coûteuse et éphémère ? Chers amis, pourriez-vous de temps à autre garder en tête que la culture se pratique au quotidien et pas seulement dans l’événementiel…« 


Voici enfin, page IV du dossier consacré aux Nuits Sonores, un article de Christophe Chabert :

« Nuits Sonores : vietnam culturel ?


Avant même son lancement, le festival Nuits Sonores faisait déjà couler beaucoup d’encre. Dès novembre dernier, des rumeurs couraient sur l’organisation d’un festival électro au budget imposant largement soutenu par la ville. Alors que la plupart des lieux consacrés aux musiques actuelles tiraient la langue financièrement, où les artistes lyonnais désespéraient de voir leurs attentes satisfaites par la municipalité, la perspective d’un grand événement culturel venu de nulle part a suscité l’émotion du milieu. C’est une des raisons de la constitution du C-mal (Collectif des Musiques Actuelles de Lyon) et d’une série de manifestations spectaculaires pour accélérer le dialogue. L’annonce officielle du festival et la révélation du montant de la subvention allouée par la Ville (278 000 € soit 45% du budget) n’ont pas calmé les esprits. D’autant que, dans la foulée, certains lieux historiques de diffusion des musiques électroniques (Le Bistroy et surtout Le Monde à l’envers) connaissaient de sérieux déboires administratifs. Même si les patrons de ces structures n’y voient qu’un « hasard », cette corrélation agite un peu plus les activistes du mouvement. Les rumeurs s’accélèrent encore. Certains parlent d’une absence d’appel d’offre sur le projet ; d’autres comme Jarring Effects affichent d’emblée leur désir de na pas participer à l’événement pour cause de calendrier croisé (le contre-sommet du G8 surtout). Quant à la Mission Musique de la Ville de Lyon, censée jouer un rôle consultatif, elle est carrément mise à l’écart du festival. Une fois la programmation dévoilée, intéressante mais assez pointue en regard des lieux choisis, les critiques continuent : sur le visuel de la communication (assez vague), sur les cachets des artistes internationaux (tout a été payé au prix fort par manque d’expérience) et sur ceux des artistes et associations lyonnais, dont certains iront de leur poche pour participer au circuit électronique du jeudi. Dernière conséquence : une page de publicité de la Ville de Lyon dans un supplément consacré au festival n’hésite pas à vanter son action de soutien envers les musiques actuelles. Le C-mal y réagit dans un communiqué une semaine plus tard, dénonçant au contraire les lenteurs de la Ville et les nombreuses impasses du dialogue engagé. bref, ce qui au départ aurait pu être un événement charnière de la vie culturelle lyonnaise se transforme en Vietnam des musiques actuelles, provoquant l’explosion du milieu en une guerre fratricide. on devrait se réjouir de voir une bonne partie de la scène électronique lyonnaise, d’une grande qualité, réunie dans un seul événement. Mais les nombreuses opacités dans le montage du projet et les assauts répétés du quiet sound sur la vie nocturne lyonnaise sont déjà en train de gâcher la fête.« 


Même Télérama s’en mèle !


Dans le numéro 2786 du 4 juin 2003, à la page 26, on trouve l’article suivant :

Lyon domptée


Sous le règne du très peu night-clubber Raymond barre, Lyon n’a jamais fait preuve de penchants technophiles : en 1996, après l’nnulation à la dernière minute, par la mairie, de la très attendue rave Polaris, c’est ici qu’est née l’association nationale des ravers en colère, Technopol (slogan : « en finir avec le délit de musique »). Aujourd’hui, nouveau cap : en organisant Nuits Sonores, ambitieux festival techno (270 000 euros, presque le double du budget municipal consacré aux musiques actuelles), la nouvelle équipe, dirigée par le socialiste Gérard Collomb, ne cache pas sa volonté de changer l’image d’une ville bourgeoise et endormie. Alors, Lyon capitale de la techno, comme Belfort du rock ? Pas si simple…

Les pentes de la Croix-Rousse bruissent en effet de mauvaises nouvelles : durant les six derniers mois, pas moins de quinze restaurants, discothèques et bars (dont l’emblématique Monde à l’envers) où les DJ avaient leurs habitudes ont fait l’objet de fermetures administratives ou ont été privés de leur autorisation de nuit. Motif : nuisances sonores, ivresses sur la voie publique, saisies de stupéfiants. DJ Flore, une des révélations du dernier Printemps de Bourges et rare artiste locale programmée aux Nuits sonores, ne mâche pas ses mots : « Organiser un festival techno, c’est bien. Mais la nuit lyonnaise est dans un état catastrophique : ces derniers temps, je n’ai plus de lieux pour jouer, et impossible de monter des soirées. Je me produis plus souvent à Grenoble ou à l’étranger qu’ici« .

Du côté de la mairie, on renvoie la balle dans le camp de la préfecture. Et l’on fait remarquer qu’à Paris, Bordeaux ou Marseille, la pression policière s’est aussi accentuée sur les night-clubs. « Nous sommes disposés à aider certains lieux pour des isolations phoniques, confie Patrice Barghain, maire adjoint délégué à la culture. Si la situation ne s’améliore pas, il faudra qu’on fasse un point avec la préfecture« . Décidément, la vie nocturne dans l’ancienne Lugdunum illustre parfaitement une blague en vogue : pour vous faire une idée de l’enfer, imaginez un pays où la cuisine serait confiée aux Anglais, et le clubbing aux français.

Erwan Perron.


La Présidictature de Drönésie Orientale se félicite donc d’avoir refusé dès le début de participer à cet événement qui a pris des allures de festival électro pour mieux cacher la réalité sécuritaire et conservatrice d’une politique culturelle locale vaniteuse et à des années lumière de tout esprit alternatif, techno, ou même simplement artistique. Pour autant, on se demande bien ce qui a conduit un nombre important de DJ locaux à participer benoîtement à cette opération publicitaire qui signe, en ce qui me concerne, mon désengagement radical d’une scène locale embourbée dans ses contradictions et son manque de clairvoyance. A l’image de ce qu’est devenu la techno, en somme…

Planifier l’ennui : fermetures annoncées de plusieurs salles de spectacle à Lyon afin qu’en 2013 la culture soit silencieuse, servile, et aux ordres du marché

vendredi 18 janvier 2008

Quelques infos en provenance de la petite bourgade provinciale de Lyon, qui n’aime décidément pas la musique amplifiée, ni la musique tout court, et qui ne considère la culture que comme un réflexe d’achat conditionné par la publicité urbaine :

Sonic

Dans le même style, on apprends grâce à Dogmazic Lyon la fermeture prochaine du Citron :

LE CITRON SUSPENDRA SA

PROGRAMMATION CONCERT AU SOIR DU

1er MARS
Depuis trop longtemps déjà les petites scènes de proximité sont laissées dans un état d’abandon qui les condamne à une disparition programmée par les autorités, caractérisée par les agissements « délirants » de « l’écologie urbaine » depuis de nombreuses années.

Si aujourd’hui j’ai choisi de suspendre les concerts à partir de début mars, cette décision n’est pas motivée par de nouveaux tracas administratifs, du moins pas encore selon l’adage « ça n’arrive pas qu’aux autres ». Elle est due à l’écoeurement, la lassitude de devoir travailler sous une perpétuelle menace de voir débarquer la police (selon les ordres des politiciens) du à un coup de fil d’un voisin pour nuisances sonores. Risques accentués aujourd’hui par l’interdiction de fumer à l’intérieur des lieux. En effet l’observation de l’environnement répressif lyonnais oblige à l’anticipation. (Anticipation : notion inconnue des politiques plus adeptes de la rustine sur les trous de chambre à air et spécialistes en division des populations leurs permettant de se maintenir au pouvoir !)

Facteurs externes : l’épuration commencée il y a quelques années a déjà fait disparaître plusieurs lieux ou tout au moins obligé certain à ne plus faire de live amplifiés. Le lissage continue : les lieux rappelés à l’ordre et ceux visités par les services de police, sont comme par hasard tous privés. Ils comblent pourtant un manque indiscutable dans la « pseudo » politique culturelle de la ville en matière musicale. Aujourd’hui un seul chiffre (forcément approximatif : 3000 groupes tout style confondu) suffit à démontrer l’incontournable besoin de scènes de proximité. Sinon la nomenclature élitiste « bobo (f) » expliquera, par quelle magie, aux groupes de petite notoriété sur quelle scène et combien de concerts ils pourront donner dans leur ville natale ! Sans doute un silence éloquent de plus en guise de réponse du fakir à la culture. (euh adjoint à la culture pardon).

Facteurs internes : après 2 ans ½ de programmation au Citron, les ingés-son (Lyon in Rock) et moi sommes arrivés à la conclusion que nous avions atteint les limites de ce que nous pouvions faire : Isolation phonique renforcée (dans la mesure de faibles moyens), avec l’aide constructive de + de 300 groupes qui y ont joué (ils peuvent en témoigner) nous avons cherché à modérer l’impact sonore à sa source : grosse caisse assourdie au maxi, caisse claire tamisée, fréquence basse mini, volume sonore général calibré… Certes au fil des concerts des progrés considérables apparurent, renforcés par un public souvent très nombreux bloquant par sa masse les effets sonores. Progrès conséquents mais insuffisants pour garantir l’absence totale de nuisances sonores compte tenu du contexte d’intolérance créé par l’écologie urbaine. Seule une véritable insonorisation peut résoudre le problème ce qui pose la question budgétaire. (2ème partie).

Une politique culturelle en matière musicale complètement irrationnelle :

Tout d’abord la création musicale, artistique, populaire sous toutes ses formes, ne naît pas dans un bureau le nez sur un dossier. Elle ne relève pas des technocrates ! Elle vient d’en bas, du terrain. Les 1er frémissements de telle ou telle tendance sont d’abord ressentis dans les structures de petite capacité véritable lien ombilical. Un lieu c’est souvent un courant scénique et un public qui lui correspond. Le Citron, identifié rock & pop, a largement contribué à l’avènement de la scène rock lyonnaise actuelle. Alors que ce courant musical était déjà en ébullition dans toute la France, il a été… on dira « oublié » par le circuit « officiel » même si depuis un an les groupes majeurs de cette scène sont reconnus parce qu’un public toujours plus nombreux s’identifie à ce style et donc à eux compte tenu de leur qualité (cf edito Lyon in Rock festival 2007). Eh bien non, les pouvoirs culturels lyonnais par une politique d’une incohérence hallucinante ont investi des moyens pharaoniques par exemple dans des salles qui pour l’une d’elle est condamnée dès sa genèse à disparaître seulement quelques années après sa rénovation et une autre (dans le même coin d’ailleurs) dont l’activité ne dépasse pas les quelques semaines l’an… Comme si ça ne suffisait pas, on sabre à la hussarde les petits sous les yeux hypocritement détournés des bobos cultureux. Il est vrai que l’objectif est de tout mettre au Confluent.

Lyon ville au rayonnement culturel international (faut pas rire c’est sérieux !). Incapable de se rendre compte de ce qui se passe en son sein, on voudrait nous faire croire que les yeux du monde sont braqués sur la capitale des Gaules, certains poussant l’audace d’une comparaison avec une ville catalane… on n’a pas du voir la même. Certes le 8 décembre (plus touristique que culturel), les nuits sonores et 2 ou 3 trucs IP font l’arbre qui cache la foret. Mais que dire de la Biennale Contemporaine, fiasco sans précédent au budget élyséen, « chaos » debout par la off ! Justement v’a rien à dire ! Peu importe puisque l’élite se la racontera entre eux autours de petits fours (pas de chez LIDL) et payés par le petit peuple qui de toute façon n’y comprend rien. Véritable petite noblesse d’un petit Duché où les vassaux privilégiés du système se comportent tels des suzerains de domaines qui ne sont pas les leurs, dilapidant un argent qui ne leur appartient pas.

En son temps et puisque tout est politique un concept « bar-concert » fut mis en place. Mais coupés du monde réel les politiciens d’aujourd hui, plutôt que de l’améliorer, l’effacent…

FRED.
LE CITRON

Trek Part Dieu – Gerland – Feyzin : 4 jours pour découvrir des sites lyonnais mythiques

mardi 28 août 2007

Un trek mythique au milieu des somptueux paysages de la Part Dieu agrémentés par la visite du site de Gerland pour arriver au point culminant de ce trek : Feyzin.

Jour 1 : Part Dieu : la tour sacrée du Saint Crédit Lyonnais
Après le petit déjeuner pris au Quick du Grand Centre Commercial de la Part Dieu, nous partons en bus visiter la Tour du Crédit lyonnais.

Préparation des sacs pour le trek. Pause déjeuner et connaissance du groupe. En début d’après-midi, nous entrons dans la tour : visite des bureaux, prise de contact avec les indigènes, échanges rituels de cravates et d’attaché-cases. Après 3 heures de marche environ pour la visite des bureaux et des ascenseurs de la Tour Sacrée du Crédit Lyonnais, nous faisons un premier campement sur le parvis de la gare.

Temps de marche : 3 heures. Dénivelé : 142 m.

Niveau de la course : moyen à engagée. Un escalier de 750 marches à franchir.

Jour 2 : Le centre Commercial de la Part Dieu : un lieu chargé d’histoire
Lever tôt le matin pour un petit déjeuner copieux au Bar Grill du Niveau Zéro : photos possible, selon le temps, du lever de néons sacrés et de l’arrivée des employés du métro. Départ du trek en direction du col de la Part Dieu, qui culmine à 3 m 07 au dessus du niveau 2 du site. Déjeuner. Nous continuons à marcher vers le camp de base du niveau 3 où nous nous arrêtons pour la nuit.

Temps de marche : 5 à 6 heures. Course engagée à difficile. Prévoir de l’anti-UV et un médicament contre le mal de tête (les néons tapent dur à cette altitude).

Jour 3 : Part Dieu – Gerland
Petit déjeuner tôt le matin. Nous partons en direction du deuxième col le plus élevé du trek (17 m au dessus du niveau zéro du Parvis). Nous nous arrêtons pour visiter le parc naturel de Gerland où nous accueillent les Bandes Cyclables Sacrées de Gerland, ces énigmatiques lignes pointillées tracées sur le sol dont les historiens ignorent encore la signification profonde.

Nous y rencontrerons de nombreux indigènes n’ayant pas modifié leur mode de vie depuis l’an 2006 ! Suivant le tracé des bandes pointillées, ils courrent droit devant eux, à la recherche du sens perdu de leurs vies dans l’ennui urbain lyonnais :

La splendeur du paysage ne doit pas nous faire oublier le respect du à ces populations, rudes citadins du temps passé : nous leur apporterons une aide alimentaire et quelques cadeaux (prévoir des stylos Bic, des sacs en plastique et des sandwiches au paté).

Ensuite nous nous rendons à la citadelle Inca de StadedeGerlandpacha où des intellectuels en marge nous accueillerons à l’aide de poésies vocales :

Déjeuner. Nous continuons le trek et terminons la journée par la visite de la citadelle de l’Ibis.

Dîner et bivouac sur place.
Temps de marche : 5 à 6 heures. Prévoir un dictionnaire Aymara – Quetchua pour la rencontre avec les indigènes de l’OL


Jour 4 : Feyzin : une terre de légende, une nature exceptionnelle

Après un petit déjeuner pris tôt le matin, nous démarrons notre dernier jour pour arriver au point d’orgue de ce trek : la citadelle de Feyzin. De la porte du soleil (Inti Total Fina), nous avons une vue superbe sur le site. Nous entrons dans ce lieu prestigieux pour une visite guidée de trois heures environ. Temps libre.

Ensuite nous redescendons vers la ville située au fond du canyon du Rhône. Déjeuner libre sur place et retour en train à Perrache, puis bus vers Part Dieu. Transfert à l’hôtel.
Temps de marche : 3 heures. Niveau : moyen à difficile (à cause des vapeurs de Pétrole sacré).


Compris
Toute l’alimentation durant le trek (sauf jour 4 le midi et soir), équipement collectif, transferts, train retour, guide de trek, assistance par des porteurs pour équipement collectif, la visite et entrée de Feyzin, entrée du Parc de Gerland.

Non compris
Equipement personnel de trek (sac de couchage, sac à dos…), portage de vos affaires personnelles, assurance individuelle, hôtel.

Performance : L’ennui de soi même

jeudi 19 juillet 2007

La galerie Lulu proposera le samedi 24 mai, une session de performance pour et avec le public organisé par l’artiste lyonnais Dider Mortaldier sur l’Ennui de soi même.

Description technique :

La performance consiste en l’enfermement dans une capsule d’une seule personne pendant 22 minutes.

Cette capsule est complétement insonorisée et éclairée par une simple ampoule. Un haut parleur diffuse un bip sonore symbolisant le temps. Ce bip sonore doit ralentir au fur et à mesure de la performance afin d’allonger le temps et d’augmenter le sentiment d’ennui.

Dans cette capsule sont disposés des miroirs afin que quelque soit l’endroit ou la personne pose son regard elle se retrouve face à elle-même.

Le but est de plonger la personne dans un sentiment de malaise, dans le profond ennui de soi même.

La sonnerie officielle de Lyon 2013 Capitale de l’Ennui

mercredi 11 juillet 2007

Voici la sonnerie officielle de Lyon 2013 Capitale de l’Ennui!!!!!

Soutenez notre projet culturel, téléchargez la sonnerie vidéo de Lyon 2013 sur votre téléphone portable.

Pour cela, rien de plus simple, envoyez le mot Ennui par sms au 01442481414 (15 euro par sonnerie + 2 sms requis configuration wap activée) et vous recevrez la sonnerie officielle de Lyon 2013 Capitale de l’Ennui.

Notre partenaire propose aussi la sonnerie logo animé de l’Ennui, la sonnerie HiFi ainsi que la sonnerie polyphonique !! N’hésitez pas un instant…

Plus bêtement vous pouvez la télécharger ici et l’installer vous même.

Cérémonie d’enterrement de l’Ennui

jeudi 5 juillet 2007

C’est au cimetière de la Croix Rousse que se déroulera l’enterrement de l’Ennui, le 31 décembre 2013.

L’ensemble de la population lyonnaise est invité à se recueillir pendant ce moment de deuil. Plusieurs personnalités lyonnaises seront la pour rendre un dernier hommage à l’Ennui, l’ennui qui a fait rayonner la popularité de la ville avec sa vie nocturne, ses concerts, ses bars, ses musées, ses restaurants partout dans le monde.

Le maire Gerard Collomb prononcera l’éloge funébre, discours pendant lequel il rappellera tout ce que l’Ennui a fait pour la ville de Lyon, la tranquilité de ses rues, la tristesse de ses parcs, la monotonie de ses bars. L’hommage continuera par la lecture par le directeur des archives de Lyon de l’ensemble du réglement intérieur de son établissement. Le directeur de l’Ecole normale supérieur des Lettres et Sciences humaines remettra à titre posthume le titre de Grand Guide à l’Ennui en remerciant pour toutes les valeurs enseignés maintenant dans l’école.

La cérémonie se finira par un adieu chanté par l’ensemble des acteurs de la vie culturelle de Lyon.

Projection débat sur l’Ennui

jeudi 14 juin 2007

Lyon Cinéma organise le 17 avril 2013 à 19h30, au cinéma CNP Odéon ( 6, Rue Grolée, 2ième arrondissemnt Lyon ) une soirée sur l’Ennui.

Projection de l’Ennui, un film de Cédric Kaplish suivi d’un débat avec une des actrices du film Arielle Dombasle sur le thème suivant: L’ennui ou comment vivre avec un philosophe.

 

Synopsys

Martin, professeur de philosophie a l’universite, en pleine depression, rencontre dans des circonstances etranges Cecilia, a l’origine de la mort d’un vieux peintre. Il va vivre avec cette jeune fille, qui oscille entre purete et indifference, une passion charnelle et orageuse et malgre lui prendre la place du vieux peintre. Son ancienne compagne devient une confidente un peu cruelle et la spectatrice privilegiee de cette passion qui detruit une a une ses certitudes.

Acteurs
Martin – Charles Berling
Cécilia – Sophie Guillemin
Meyers – Robert Kramer
Sophie Arielle – Dombasle
La mère de Cécilia – Alice Grey

La projection sera suivie d’un débat, un point sera notamment fait sur les méthodes de survie avec un philosophe, les moyens de désarmorcer une discussion et les façons de passer le temps.